Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie,
centre de recherche sur les batteries et supercondensateurs

Elsevier récompense un jeune docteur du RS2E

Elsevier récompense un jeune docteur du RS2E

Jeudi 14 mars, Mohamed Ati, jeune docteur ayant effectué sa thèse au sein du Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides (LRCS), laboratoire membre du Réseau sur le Stockage Electrochimique de l’Energie (RS2E), a reçu le prix du « Jeune Chercheur Innovant » décerné dans le cadre des Elsevier-Scopus Awards 2013, remis par les éditions Elsevier.

Il a été distingué lors des Journées Numériques 2013 de l’Université Paris Descartes pour ses travaux de recherche portant sur la synthèse, les structures et les propriétés des fluorosulfates en tant que matériaux d’électrodes positives pour les batteries au lithium. La remise du prix a eu lieu lors du cocktail de clôture des Journées Numériques.

Le choix du lauréat s’est fait sur la base de la qualité des publications auxquelles il a participé ainsi que sur avis d’un jury.

© Delphine Becker

Jan-Albert Majoor (Elsevier), Mohamed Ati (lauréat chimie), Ivan Nourdin (lauréat mathématiques). Photo de Delphine Becker.

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Nous avons profité de quelques instants pour recueillir les impressions du lauréat et en savoir plus sur son parcours :

Q : Vous avez reçu hier le prix « Jeune Chercheur Innovant »  remis par Elsevier. Est-ce que vous pouvez revenir sur les raisons de cette récompense ? Comment s’est déroulée la sélection ?

Mohamed Ati: J’ai été choisi pour recevoir ce prix par rapport au nombre d’articles que j’ai publiés tout au long de ma thèse de doctorat dans des journaux scientifiques internationaux qui possèdent de bons facteurs d’impact. Par ailleurs, le fait que le sujet de ma thèse ait porté sur la préparation de matériaux d’électrodes éco-efficaces pour batteries à ions lithiums dans le cadre du développement durable a joué un rôle important.

Un jury composé de professeurs et d’éditeurs (350 éditeurs dans toute l’Europe) ont dans un premier temps retenu mon nom parmi des lauréats potentiels issus de divers pays européens puis, la chance étant de mon côté, ils m’ont finalement attribué le prix Elsevier à l’issue d’un vote.

 

Q: Vous avez commencé votre parcours universitaire par un master en chimie avant de  vous orienter plus spécifiquement vers les matériaux pour le stockage de l’énergie. Pourquoi ce choix ?

M. A. : En effet, avant de m’orienter vers la chimie du solide et le stockage de l’énergie, j’étais davantage investi dans le domaine de la chimie analytique et je dirais que le déclic est venu suite à mon premier stage d’apprentissage au LRCS durant ma 3ème année de Licence. Ce stage a été une belle opportunité pour moi de découvrir ce monde de la chimie des matériaux, de la synthèse inorganique et de l’électrochimie. Depuis maintenant quelques années, je n’ai plus pu me détacher de ce domaine compte tenu des challenges extraordinaires qu’il nous pose, à nous, jeunes chercheurs, et notamment celui de satisfaire nos besoins énergétiques ainsi que ceux des générations futures.

 

Q: Vous êtes un jeune docteur issu du LRCS, laboratoire membre du RS2E. Quelles opportunités cela vous a-t-il ouvert ?

M. A. : Personnellement, je considère que préparer sa thèse au sein du LRCS est une belle opportunité, à côté d’une belle équipe de chercheurs, brillante dans le domaine du stockage de l’énergie et qui possède une grande expertise, ce qui nous aide énormément, nous jeunes chercheurs, pour nous améliorer et avancer plus sereinement dans nos travaux de recherche.

En outre, être supervisé par le Pr. Jean-Marie Tarascon a été une très belle expérience pour moi qui ai bénéficié de son soutien permanent et de son énergie inépuisable pour aller toujours de l’avant dans mes recherches et être les meilleurs en permanence. Cela m’a beaucoup aidé à avoir une meilleure philosophie et une meilleure vision par rapport à la recherche scientifique.

Donc, travailler au sein du LRCS sous la direction du Pr. Tarascon fut une excellente opportunité pour moi puisque j’ai pu développer de nombreuses collaborations fructueuses et enrichissantes.
Ce fut le cas notamment avec les laboratoires français membres du réseau RS2E, des laboratoires européens dans le cadre du réseau ALISTORE-ERI ainsi qu’avec des groupes américains, comme le groupe du Pr. Navrosky en Californie. Cela m’a permis d’avoir une meilleure visibilité au sein de la communauté scientifique et, je l’espère, m’ouvrira plusieurs opportunités sur le marché du travail.

 

Merci et encore félicitations à Mohamed Ati.