Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie,
centre de recherche sur les batteries et supercondensateurs

Brèves


  • De San Francisco à New York, Solar Impulse va refaire la conquête de l’Ouest en sens inverse ! L’avion équipé de 12.000 cellules photovoltaïques (soit un total de 200 m² de cellules) et de quatre batteries Li-polymère de 100 kg chacune (densité d’énergie : 240 Wh/kg) a commencé son périple le 3 mai dernier. Il est actuellement à Dallas (Texas) et reprendra bientôt son envol pour rejoindre Saint Louis (Missouri). Fin de la traversée prévue à l’aéroport Kennedy de New York en juillet 2013.

    Fruit d’un véritable travail de haute technologie  (il fait 63m d’envergure pour 1,6 tonne), Solar Impulse est l'un des rares avions capables de voler sur de grandes distances (son record est de 1541 km) sans aucun apport d’énergie fossile. Un prototype qui ouvre la voie aux transports du futur !

    Pour cela, l’avion embarque entre autres 11 produits fournis par Solvay, partenaire industriel du RS2E. Les produits sont des matériaux de haute technologie pour diverses applications comme des additifs pour batterie, des matériaux de structure ou d’isolation thermique ou bien encore des lubrifiants.


  • Une équipe franco-canadienne (impliquant l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de Nantes, laboratoire membre du RS2E) propose une nouvelle technique permettant de revaloriser le silicium issu de panneaux solaires hors d’usage en matériau d’électrode pour batterie.

    Les chercheurs proposent en effet de broyer le silicium récupéré et de mélanger la poudre, aux dimensions micrométriques, ainsi obtenue à du carbone afin de l’utiliser comme électrode négative. Cette technique, 100 fois moins coûteuse que la création ex nihilo de telles particules de silicium selon l’étude, permet d’obtenir un matériau aux performances électrochimiques intéressantes puisqu’il pourrait encaisser jusqu’à 900 cycles de charge/décharge.

    Cependant, des obstacles restent encore à lever. En effet, même si l’anode de silicium permet de stocker 10 fois plus de charges négatives que celle en graphite, elle connaît une variation de volume importante au cours de sa charge/décharge – variation pourtant déjà limitée par le broyage - ce qui affecte ses propriétés mécaniques et les performances électrochimiques. Les chercheurs imaginent déjà plusieurs façons de remédier au problème comme l’application d’une mousse de cuivre à sa surface.


  • Le groupe français SAFT, membre du club des industriels du RS2E et spécialiste mondial de la conception et de la production des batteries Li-ion à grande capacité de stockage, va fournir à l’Italie un système de stockage destiné à la conservation et à la meilleure intégration de l’énergie produite par les filières renouvelables.

    C’est la région des Pouilles qui accueillera en automne 2013 le projet ambitieux voulu par ENEL (l’EDF italien) : une station de stockage qui permettra de mieux gérer l’intermittence des énergies renouvelables produites localement.

    Le module livré dans le cadre de ce projet pourra fournir une puissance de 2 MW et stocker une énergie de 1 MWh.


  • Dans le cadre de Futurapolis, un congrès toulousain annuel consacré aux villes de demain, plusieurs tables rondes sont organisées avec des scientifiques.

    Le 12 avril de 16h à 18h, dans le cadre de la table ronde « Ces matériaux qui vont changer notre vie », le Pr. Patrice Simon interviendra en qualité de chercheur au Centre Interuniversitaire de Recherche et d'Ingénierie des Matériaux (CIRIMAT, par ailleurs laboratoire membre du RS2E).

    La rencontre sera à suivre en direct et en rediffusion sur la webradio du CNRS.


  • Tout n’est pas nombre et formule dans le monde de la chimie, il y a aussi les visionnaires qui font rêver les enfants qui deviendront les chimistes de demain. Et s’il y a un visionnaire qui inspire encore, c’est Jules Verne. Ironie de l’histoire c’est à Amiens que l’écrivain a passé la deuxième moitié de sa vie et que le RS2E a commencé la sienne.

    C’est donc Vingt mille lieues sous les mers qui est à l’honneur aujourd’hui avec une nouvelle adaptation cinématographique qui se concrétise un peu plus. Produit par Disney, le projet a reçu un financement exceptionnel (22 millions de dollars) du gouvernement australien pour inciter un tournage local. Ni date de tournage, ni casting ne sont annoncés pour le moment.

    Pour faire le lien avec le stockage de l’énergie, le Pr. Tarascon rappelait il y a peu que Jules Verne « prédisait déjà dans Vingt mille lieues sous les mers que les piles au sodium seraient les plus énergétiques » (La Croix du 25/03/2013). Pas mal, pour un livre publié en 1869 !

    Source : [The Australian]

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