Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie,
centre de recherche sur les batteries et supercondensateurs

Brèves


  • Pour renforcer son expertise dans le domaine du stockage électrochimique et continuer son développement, le Réseau sur le Stockage Électrochimique de l'Énergie a défini 5 profils scientifiques. Dans le cadre de ces profils, le CNRS recrutera des Chargés de Recherche pour prise de fonction en 2015.

    Si votre parcours correspond aux profils recherchés, n'hésitez pas à envoyer lettre de motivation et CV à l'adresse contact@energie-rs2e.com. Une pré-audition des candidats retenus par les membres du RS2E aura lieu le 19 septembre 2014, à Paris.

    Date limite de candidature : dimanche 13 juillet.


  • Le 19 mai dernier, à Indianapolis, le Groupe Bolloré a inauguré en présence du maire de la ville BlueIndy un système d’autopartage dédié à sa voiture électrique. Une première station pilote est déjà disponible. À terme, le groupe investira 35 millions de dollars pour développer progressivement son réseau de stations dans la capitale de l’Indiana.

    Premier objectif : d’ici fin 2014 proposer 25 stations de location. Ensuite, le groupe français implantera jusqu’à 200 stations soit 1000 bornes de recharge pour un total de 500 Bluecar. Il s’agira alors du plus grand système d’autopartage électrique déployé aux Etats-Unis.

    Le service est déjà installé dans 3 villes françaises (Paris, Lyon, Bordeaux) où il s’appuie sur un certain succès avec déjà 12.000 locations/jour.

    L’implantation américaine du service a également une forte portée symbolique. L’état voisin de l’Indiana est le Michigan, cœur historique de l’industrie automobile américaine d’où sont originaires les Big Three : Ford, Chrysler et General Motors. Quant au choix d’Indianapolis, c’est l’un des berceaux du sport automobile mondial avec les fameux 500 miles d’Indianapolis, une des courses les plus connues. Si le service y rencontre le même succès qu’en France, il aura ensuite tous les atouts pour conquérir le reste des Etats-Unis !

    Sources : [Indy Star], [Communiqué de presse]


  • La Royal Society annonce l’élection de Jean-Marie Tarascon, directeur du RS2E et professeur au Collège de France, au titre de membre en reconnaissance de l’excellence de l’ensemble de ses recherches dont celles en faveur de meilleures batteries.

    Pour en arriver à ce résultat, 104 candidatures de scientifiques non-britanniques ont été étudiées. Le Pr. Tarascon fait partie du dernier carré : 10 élus qui rejoignent les 140 « Foreign members » de l’institution. Au total, seule une dizaine de français (parmi lesquels l’ancien ministre Claude Allègre ou le chimiste Jean-Marie Lehn) sont membres de la société britannique. La Royal Society compte 1450 « fellows » dont 80 prix Nobel.

    Le rôle de la Royal Society est de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques, de financer des recherches et programmes d'échanges (avec un budget dédié de 51 millions d’euros par an) mais aussi d’avoir un rôle de conseil auprès du gouvernement britannique, de l’Union Européenne et des Nations Unies. L’institution se fixe des objectifs ambitieux par sa devise : « Nullius in verba », « Que nul ne défère à la parole d’un maître ». En clair, n’accepter aucun argument d’autorité et vérifier par des faits issus de l’expérience toute nouvelle affirmation scientifique.

    Le directeur du RS2E sera officiellement affilié à la société en juillet après un séminaire inaugural présentant son domaine de recherche. Ce séminaire se terminera par la signature du « Charter Book » (à la plume d’oie ou à la plume métallique), livre qui porte les signatures de tous les membres de la société depuis 1660 dont des grands noms de la science moderne comme Newton ou Darwin. Que de chemin parcouru pour l'étudiant parti il y a 35 ans sur un campus américain sans parler un mot d'anglais !


  • Aller plus loin dans la mobilité électrique, tel était l’objectif du premier vol public du prototype d’avion-école biplace « E-Fan » conçu par Airbus Group, membre du RS2E, et Aéro Composites Saintonge. Propulsé par 120 cellules Li-ion polymère (40Ah par cellule), le vol a été un succès salué par Arnaud Montebourg (ministre de l’économie, présent) et Ségolène Royale (ministre de l’écologie).

    Cet avion s’inscrit dans le cadre du rapport « Flighpath 2050 » de la Commission Européenne qui vise une aviation plus silencieuse et respectueuse de l’environnement. L’E-Fan est ainsi une première étape dans un projet plus ambitieux porté par Airbus Group : un avion hybride/électrique régional de 90 places propulsé par des batteries de type Li-air (avec un horizon de production à 40 ans). Projet qui nécessitera pour se concrétiser de nouvelles découvertes issues de la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine des batteries et supercondensateurs.

    Les avantages de l’E-Fan sont multiples : réduction des nuisances, économie (une heure de vol à 2€ contre 36 à 40 € pour un avion utilisant des combustibles fossiles), technologies plus efficaces. Si l'avion réussi à passer toutes les étapes de certification il pourrait être commercialisé en 2017/2018.

    D’autres partenaires du RS2E sont impliqués dans le projet comme Saft, le CEA et Zodiac Aerospace. La construction de l’E-Fan a reçu le soutien de financements régionaux, nationaux et européens.

    Après Solar Impulse et ses 4 batteries, l’E-Fan est un autre pas vers l’aviation de demain !

    Sources : [Communqiué de presse], [Airbus Group]


  • Après la BlueCar, le groupe Bolloré innove encore avec l’annonce du BlueTram. On dirait un bus, pourtant le prototype dévoilé en mars a bien vocation à être une alternative aux tramways classiques : ici pas de travaux lourds nécessaires, ni rails (il roule sur pneus), ni caténaires. Sans apport continu d’électricité, il a fallu choisir une solution de stockage embarqué !

    Les supercondensateurs ont été retenus pour leur vitesse de recharge et leur durée de vie (centaine de milliers de charge/décharge contre quelques milliers pour une batterie). Le rechargement se fera à chaque station en quelques dizaines de secondes. Une autonomie d’un kilomètre est annoncée pour un coût 5 à 10 fois inférieur à celui d’un tramway classique.

    Cette annonce montre que les supercondensateurs ne sont pas uniquement destinés à être des solutions d’appoint mais peuvent aussi assurer le fonctionnement complet d’un véhicule électrique. D’ailleurs, on trouve déjà des bus de ce type en Chine (produits par SunWin pour l’exposition universelle de 2010, par exemple).

    Un développement commercial qui va de pair avec les nombreuses avancées scientifiques récentes dont celles du groupe supercondensateur du RS2E (axe « Stockage Capacitif ») coordonné par deux spécialistes du sujet, Thierry Brousse et Patrice Simon. Ce dernier se réjouit d’ailleurs qu’ « après le bateau électrique propulsé par des supercondensateurs, ce tramway électrique soit la démonstration que les supercondensateurs sont devenus des composants de stockage électrochimique utilisables commercialement à l'échelle du véhicule au même titre que les batteries ».

    Premières livraisons de BlueTram en 2015, une nouvelle usine sera construite en Bretagne pour l’occasion.

    Sources : [Communiqué de presse], [Supercondensateur], [Le Monde]
     

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