Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie,
centre de recherche sur les batteries et supercondensateurs

Brèves

  • Le Nobel de chimie 2019 fait l’objet de deux tribunes écrites par notre Direction.

    Dans une tribune publiée dans l’Humanité Dimanche, Jean-Marie Tarascon, directeur du RS2E, revient sur l’attribution du Nobel de chimie 2019 et le développement passé et à venir de la technologie Li-ion.

    A lire ici.

    Patrice Simon, directeur adjoint du réseau, a lui prêté sa plume à l’Actualité Chimique afin de rappeler les mérites des trois lauréats de cette année : John B. Goodenough, M. Stanley Whittingham et Akira Yoshino.

    A lire ici.

    Le Nobel de chimie a été attribué aux lauréats le mercredi 09 octobre et récompense « le développement des batteries lithium-ion ».

  • Après le succès du projet européen NAIADES, l’Union Européenne finance un nouveau projet de recherche sur les batteries sodium-ion.

    Le 17 décembre s’est tenu à Amiens; au Hub de l'énergie, la réunion de lancement du projet européen NAIMA. Réunissant 15 partenaires et coordonné par la jeune entreprise TIAMAT, spin-off du RS2E, ce projet a été financé à hauteur de 8 millions d’euros par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020.

    L’objectif de NAIMA est de mettre au point de nouvelles générations de cellules de batteries sodium-ion (Na-ion) et de démontrer leurs avantages, en termes de coût et de sécurité, par rapport aux technologies lithium-ion présentes et à venir. Plusieurs prototypes de batteries Na-ion seront testés pour des applications de stockage stationnaire (stockage des énergies renouvelables, stockage domestique, etc).

    NAIMA fait suite au projet NAIADES (2015 – 2018) qui a permis la conception des premiers prototypes de batteries Na-ion. NAIMA doit durer trois ans, de décembre 2019 à novembre 2022.

    Pour en savoir plus sur la technologie Na-ion.

    Pour en savoir plus sur TIAMAT.

  • L’Europe a dévoilé début décembre 2019 les projets qui seront financés par l’European Research Council.

    Benjamin Rotenberg, directeur de recherche à PHENIX et membre du RS2E, a décroché un financement européen dans le cadre de l’appel à projets ERC Consolidator Grant 2019. Il fait partie des 42 chercheurs français ayant été récompensés. Grâce à ce succès, le CNRS, employeur de la majorité d’entre eux, se positionne dans le top 3 des institutions de recherche en Europe.

    En moyenne, 2 millions d’euros seront versés à chaque lauréat de l’appel à projets. Benjamin Rotenberg et son équipe auront cinq ans pour mener leurs recherches sur la thématique « Making Sense of Electrical Noise by Simulating Electrolyte Solutions ».

    Pour en savoir plus sur l’ERC Consolidator Grant 2019.

    Pour voir la liste des lauréats.

  • Un membre du RS2E s’est vu discerner un des prix « Guy Ourisson » pour ses travaux.

    Le Cercle Gutenberg a attribué fin novembre un des 6 prix « Guy Ourisson » à Camélia Ghimbeu, membre du RS2E et chargé de recherche CRCN à l’IS2M. Ce prix souligne la qualité du travail scientifique de la chercheuse.

    Le Cercle Gutenberg a été créé en 2005 par le Professeur Guy Ourisson (1926-2006), éminent chimiste alsacien, président fondateur de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Il discerne chaque année plusieurs prix du nom de son fondateur à de jeunes chercheurs de moins de 40 ans. De 5000 euros, ces distinctions visent à encourager, en Alsace, des recherches particulièrement prometteuses.

    Cette année, les prix ont pu être financés grâce au soutien de la Région Grand Est, l’Eurométropole de Strasbourg, la Fondation Université de Strasbourg, l’Université de Haute-Alsace et la Fondation pour la recherche en Chimie ainsi que grâce aux dons de plusieurs mécènes anonymes.

    Le RS2E adresse ses félicitations à Camélia Ghimbeu pour cette reconnaissance.

  • Des chercheurs RS2E/ALISTORE ont analysé les principales recherches effectuées sur les électrolytes inorganiques solides pour en tirer une meilleure compréhension fondamentale de ses propriétés.

    Une équipe franco-britannique, LRCS/Université de Bath, publie un état de l’art extensif sur les électrolytes inorganiques solides, éléments essentiels aux bonnes performances des batteries tout-solide.

    L’étude vise à agréger les connaissances actuelles dans trois domaines de recherche nécessaires à la maîtrise de ces électrolytes : Le transport multi-échelle des ions, la stabilité électrochimique et mécanique et les méthodes possibles de synthèse.  Des avancées fondamentales dans ces domaines ont pu être obtenues par synergie entre l’expérimentation et la modélisation théorique.

    Par ce choix des domaines d’intérêt, l’état de l’art cherche à répondre à trois grands défis actuels de la recherche sur les batteries tout-solide. Premièrement, l’utilisation d’anodes métalliques, qui présentent d’excellentes performances théoriques, est freinée par l’électrodéposition problématique des métaux alcalins (Li, Na etc.) au travers de l’électrolyte solide. Deuxièmement, les interfaces électrolyte/électrode restent encore instables et peu connues : Des interphases se forment à ces endroits et nuisent à la conduction ionique et électronique. Enfin, la dégradation électrochimique et la déformation mécanique des batteries tout-solide en utilisation diminuent les zones de contact entre l’électrolyte et les électrodes, réduisant de fait les performances des systèmes de stockage proposés.

    L’article complet, paru le 19 août 2019, est à retrouver dans la prestigieuse revue Nature Materials.

    DOI : 10.1038/s41563-019-0431-3

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