Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie,
centre de recherche sur les batteries et supercondensateurs

Les jeunes chercheurs du RS2E à l'honneur

Les jeunes chercheurs du RS2E à l'honneur

Deux jeunes chercheurs du RS2E ont été récompensés par la Société Chimique de France en septembre 2018 pour leurs travaux de recherche.

Alexis Grimaux, chercheur CNRS au Collège de France et Edouard Boivin, post-doctorant à l’université d’Oxford dans l’équipe de Peter G. Bruce, ont vu leurs recherches couronnées par la Société Chimique de France (SCF).

Ce sont donc deux jeunes membres du RS2E qui ont été récompensés. L’inter-division Energie de la SCF a attribué à Alexis Grimaud le prix « Chimie pour une meilleure énergie » et à Edouard Boivin le prix de thèse. Les deux récompenses leur seront remises lors de la journée de l’inter-division du 15 novembre à Grenoble. Chacun des lauréats présentera ces travaux à cette occasion.

Alexis Grimaud, espoir de l’énergie

Jeune chercheur CNRS au Collège de France, Alexis Grimaud est également chercheur visiteur à la prestigieuse Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge, aux Etats-Unis. Le prix remis par la SCF récompense l’ensemble de ses recherches.

L’association attire néanmoins l’attention sur ses travaux sur l’électrolyse de l’eau. Alexis Grimaud a en effet mis en évidence des mécanismes inédits dans la réaction d’oxydation de l’eau par ses travaux sur des oxydes de métaux de transition.  Ces mécanismes mettent en jeu le réseau anionique du catalyseur et dans certains cas ses propriétés d’insertion.  Comprenant cela, il peut aujourd’hui configurer de nouveaux catalyseurs présentant des propriétés exacerbées vis-à-vis de l’électrolyse de l’eau.

Edouard Boivin, à l’étude de LiVPO4F

Aujourd’hui, post-doctorant à l’université d’Oxford, Edouard Boivin a réalisé sa thèse au LRCS à Amiens, en cotutelle avec l’ICMCB à Bordeaux. Ses recherches portaient sur la compréhension et la description des propriétés cristallographiques et électrochimiques de la phase Tavorite LiVPO4F, dont l’intérêt en tant que matériau d’électrode a été montré il y a quelques années par Jerry Barker.

Fort d’études structurales détaillées et de leur corrélation avec d'excellentes propriétés électrochimiques, Edouard Boivin a poussé ses recherches plus loin en mettant en lumière les propriétés inédites d’autres phosphates de vanadium.  Les phases LiVPO4OH et LiVPO4F1-yOy, par exemple, pourraient ouvrir la voie vers de nouveaux types de matériaux, dits « multi-électrons à haut potentiel », qui augmenteraient significativement la quantité d’énergie stockée par les batteries. Ce facteur limite encore trop souvent l’utilisation des batteries à grande échelle.